Timothy Carrier a l’habitude de boire une bière dans la taverne de son ami et d’entraîner les clients excentriques dans des conversations amusantes. Mais un soir, l’homme bizarre assis à côté de lui au comptoir prend Tim pour quelqu’un d'autre, et lui remet une grande enveloppe. « Dix mille maintenant. Le reste quand elle sera éliminée. »


L'inconnu quitte le bar en laissant la photo d'une jolie femme qu’il faut tuer, avec son adresse. Quelques minutes plus tard, un autre inconnu s’assoit à côté de Tim. Cette fois, il s’agit d’un tueur à gages qui le prend Tim l’homme qui l’a embauché. Banal citoyen, Tim se retrouve alors au cœur d’une mystérieuse affaire ; il est le seul à pouvoir sauver la vie de cette jeune femme innocente et à arrêter le tueur.


Comme il s’agit d’un thriller, ne comptez pas sur moi pour vous dévoiler le dénouement de l’intrigue. Je peux cependant vous dire que Tim et Linda auront la paix que lorsque ce sera fini. « À partir de maintenant, tout va être sur le fil de rasoir. » La jeune femme se demande comment le tueur les trouve si vite. Elle est terrorisée « comme Richard Dreyfus sur le bateau au moment où le requin vient de lui sauter à la figure ».


Si c’est le désir de ses commanditaires, le tueur viole toute cible féminine avant de la tuer. Un rituel auquel il se soumet « toujours de bonne grâce » Le romancier précise aussi que le tueur es« tout entier dévoué au service de la Grande Faucheuse ».Et Tim, lui, fait remarquer qu’« il y a une foule de rues sur terre où il y a plus de fusillades que de voitures. » L’action se corse rapidement et s’étire un peu en longueurs.


Dans chacun de ses romans, Dean Koontz entraîne le lecteur dans des mondes complexes et déroutants, où se mêlent le suspense et le merveilleux. Dans Un type bien, le protagoniste Tim devra trouver en lui l’altruisme, le courage, l’endurance, toutes ces qualités qui font de l’homme ordinaire un héros.


Dean Koontz, Un type bien, roman traduit de l’anglais par Dominique Defert, Paris, Éditions JC Lattès, 2012, 414 pages, 32,95 $.


L’Action (London), semaine du 19 au 25 septembre 2012.

Le Régional (Hamilton), semaine du 19 au 25 septembre 2012.

Un type bien

Un thriller où l’homme ordinaire devient un héros
Paul-François Sylvestre


Après Stephen King, Dean Koontz est l'auteur le plus aimé des Américains. Il a publié près de cinquante romans, dont The Good Guy qui a été traduit sous le titre Un type bien. Dans cet ouvrage, il retrouve son thème de prédilection : un homme ordinaire plongé dans une situation extraordinaire, qui va devoir combattre un adversaire redoutable...


L’action d’Un type bien se déroule en Californie du Sud. Étrangement, deux des trois protagonistes portent des noms francophones : Linda Paquette et Tim Carrier. Le roman est divisé en trois parties : « Au bon endroit au mauvais moment, Au mauvais endroit au bon moment, Au mauvais endroit au mauvais moment ».

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